Peur de conduire : comment la sophrologie et l'hypnose permettent d'en sortir
- Marylin Richard

- il y a 4 heures
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Vous évitez l'autoroute. Vous refusez les longs trajets. Vous laissez votre conjoint conduire même sur des trajets que vous connaissez par cœur. Et à chaque fois, vous vous dites que ça devrait passer avec le temps sauf que ça ne passe pas, et que le cercle de ce que vous osez faire en voiture se rétrécit d'année en année.
Si c'est votre cas, vous souffrez peut-être d'amaxophobie : la peur de conduire, ou d'être passager. Ce n'est ni rare, ni honteux, ni dans votre tête au sens où on l'entend souvent. C'est une réaction du système nerveux qui s'est mise en place à un moment donné, et qui peut se désactiver à condition de s'y prendre dans le bon ordre.
Qu'est-ce que l'amaxophobie
L'amaxophobie est une peur excessive et persistante liée à la conduite automobile que ce soit en tant que conductrice ou passagère. Elle fait partie des phobies spécifiques de situation : la peur n'est pas générale, elle se déclenche face à un contexte précis (l'autoroute, les tunnels, la nuit, les embouteillages, la conduite seule) ou parfois face à la conduite en général.
Ce qui la distingue d'une simple appréhension : elle dure depuis plusieurs mois, elle s'accompagne d'un évitement actif, et elle a un impact réel sur votre vie professionnelle, familiale, sociale.
Les symptômes
L'amaxophobie se manifeste souvent par une montée d'angoisse brutale au moment de prendre le volant, ou même à la simple idée d'un trajet à venir : cœur qui s'accélère, mains moites, respiration courte, tensions musculaires, parfois une sensation de perte de contrôle ou de dissociation (l'impression de ne plus être vraiment présente à ce que vous faites). Certaines personnes décrivent des scénarios catastrophe qui tournent en boucle avant même de démarrer la voiture.
Ces réactions ne sont pas un manque de volonté. Elles viennent d'un système nerveux qui a appris à traiter la conduite comme une situation de danger et qui réagit en conséquence, indépendamment de ce que vous savez rationnellement.
D'où ça vient
Il n'y a pas une seule origine. Dans certains cas, un accident ou un événement marquant sur la route déclenche la peur directement. Mais très souvent, il n'y a pas d'accident : la phobie s'installe progressivement, parfois en lien avec une autre période de stress ou d'anxiété qui s'est associée à la conduite, parfois en écho à d'autres peurs (des espaces fermés, de la perte de contrôle, de la foule) qui se réactivent une fois au volant.
Ce qui compte à ce stade n'est pas de retrouver "la" cause exacte, c'est souvent impossible et pas nécessaire pour avancer, mais de comprendre que la peur s'est construite, et que ce qui a été appris par le système nerveux peut être réappris autrement.
Pourquoi l'évitement aggrave les choses
Le réflexe naturel face à cette peur, c'est d'éviter : reporter le trajet, prendre les transports, laisser conduire quelqu'un d'autre. Ça soulage sur le moment. Mais chaque évitement confirme au cerveau que la situation était bien dangereuse puisqu'on l'a fuie. La peur se renforce au lieu de s'atténuer. C'est le mécanisme qui explique pourquoi, sans intervention, l'amaxophobie a tendance à s'aggraver avec le temps plutôt qu'à se résorber d'elle-même.
Ce que proposent les approches classiques et leur angle mort
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et les thérapies d'exposition (y compris en réalité virtuelle) sont les approches les plus documentées pour l'amaxophobie. Le principe : se reconfronter progressivement aux situations évitées pour que le cerveau réapprenne qu'elles ne sont pas dangereuses.
Le problème, c'est qu'exposer quelqu'un à une situation anxiogène, même progressivement, même en réalité virtuelle alors que son système nerveux est encore en état d'alerte permanente, c'est souvent trop tôt. La personne subit l'exposition plus qu'elle ne la traverse, et le résultat est fragile : ça peut fonctionner en séance et s'effondrer au premier trajet stressant de la vraie vie.
Peur de conduire : mon approche par la sophrologie et l'hypnose
C'est le cœur de ce que je fais différemment, en tant que sophrologue certifiée RNCP et praticienne en hypnose : je ne commence pas par l'exposition. Je commence par redonner à votre système nerveux la capacité de revenir au calme, avant de le remettre face à ce qui l'effraie.
Concrètement, mon accompagnement se déroule en deux temps :
1. Réguler le système nerveux.
Avant toute confrontation à la conduite, on travaille en séance sur les outils de régulation émotionnelle : respiration, relaxation, hypnose, ancrages sophrologiques. L'objectif est que votre corps retrouve la capacité de sortir d'un état de stress rapidement et de manière fiable, pas seulement en théorie, mais comme un réflexe disponible en situation réelle.
2. Exposition graduelle, une fois cette base posée.
Une fois que vous disposez de ces outils et que vous savez les mobiliser, on aborde la conduite elle-même, progressivement, à votre rythme, en visualisation puis en réelle sur des trajets courts et familiers jusqu'aux situations qui vous semblent aujourd'hui hors de portée (autoroute, nuit, trajets seule).
Cet ordre change tout : vous n'affrontez plus la peur à mains nues, vous l'affrontez avec des outils déjà intégrés. C'est ce qui rend les progrès plus stables dans la durée.
À qui s'adresse mon accompagnement
Cet accompagnement concerne autant les personnes qui n'ont jamais osé prendre le volant que celles qui conduisaient sans problème avant qu'un événement ou rien de précis d'ailleurs ne fasse basculer les choses. Il s'adresse aussi à celles qui conduisent encore, mais au prix d'une tension permanente, en évitant certains trajets, ou en dépendant des autres pour se déplacer.
Si vous avez le sentiment d'avoir perdu votre liberté et votre autonomie à cause de cette peur, c'est précisément ce que cet accompagnement vise à vous rendre.
Comment se déroule mon accompagnement
Les séances ont lieu à mon cabinet à Grenoble, ou en visioconférence si vous êtes ailleurs en France. La visio ne change rien à l'efficacité du travail réalisé en séance. Seule la phase d'exposition en conditions réelles nécessite d'être au volant, ce qui reste possible où que vous soyez.
Chaque accompagnement est adapté à votre situation : il n'y a pas de protocole standard appliqué à l'identique à tout le monde, parce que la peur de chacun a sa propre histoire et ses propres déclencheurs.
Ce qu'il faut retenir
L'amaxophobie n'est pas une fatalité, et il ne s'agit pas non plus de "se forcer" ou d'attendre que ça passe. C'est un mécanisme du système nerveux qui s'est installé et qui peut être désamorcé, à condition de commencer par la bonne étape : redonner au corps les moyens de revenir au calme avant de le remettre face à la route.
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Avant d'aller plus loin, vous pouvez commencer dès aujourd'hui : recevez mes 3 exercices offerts pour apaiser vos premières réactions au volant.
Marylin Richard, sophrologue certifiée RNCP et praticienne en hypnose à Grenoble. Accompagnement en cabinet ou en visioconférence partout en France.



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