Crise d'angoisse en voiture, malaise, cœur qui s’emballe : est-ce dangereux ?
- Marylin Richard

- 17 janv.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 27 janv.
Tu es au volant et, sans prévenir, ton corps réagit.Ton cœur s’emballe, ta respiration devient difficile, tu te sens mal, parfois étourdi(e), avec une impression très forte de perdre le contrôle.
Sur le moment, la peur est intense. Tu te dis que tu vas tomber dans les pommes, que tu vas mourir, que tu vas provoquer un accident ...
Et une question s’impose : « Est-ce dangereux ? Est-ce que je risque quelque chose ? »
Si tu vis ce type de sensations en conduisant, sache avant tout ceci : tu n’es pas seul(e), et surtout, tu n’es pas en danger.

Crise d’angoisse en voiture : ce que tu ressens est impressionnant… mais pas dangereux
Les symptômes que tu décris sont très fréquents :
crise d’angoisse en voiture
attaque de panique au volant
malaise en conduisant
vertiges en voiture
cœur qui s’emballe en conduisant
sensation de perdre le contrôle
Même si ces sensations donnent l’impression que quelque chose de grave est en train de se produire, elles ne mettent pas ta vie en danger.
Il s’agit d’une réaction du système nerveux, pas d’un problème cardiaque, neurologique ou médical grave.
Ce qui se passe réellement dans ton corps
Lors d’une attaque de panique, ton cerveau active un mode de survie.Il croit, à tort, qu’il y a un danger immédiat.
Résultat :
montée d’adrénaline
accélération du cœur
respiration courte ou bloquée
sensations de vertige ou d’irréalité
👉 Ton corps se prépare à fuir ou à se protéger… alors qu’il n’y a pas de danger réel.
C’est désagréable, parfois terrifiant, mais pas dangereux.
Pourquoi cela arrive souvent en voiture ?
La voiture est un contexte très particulier :
tu es engagé(e) dans un mouvement
tu ne peux pas toujours t’arrêter immédiatement (d'ailleurs, tu remarqueras que c'est souvent sur l'autoroute et les voies rapides que c'est le pire)
tu dois rester attentif(ve)
tu te sens parfois « coincé(e) »
Après une première crise, le cerveau associe inconsciemment la conduite à un danger.La peur n’est plus liée à la route… mais à la peur que les sensations reviennent.
C’est ainsi que s’installe progressivement ce que l’on appelle l’amaxophobie (la peur de conduire), même si tu n’as jamais eu d’accident.
Le cercle vicieux qui entretient la peur de conduire
Très souvent, le mécanisme est le suivant :
Une première crise d’angoisse en voiture
La peur que cela recommence
Une hyper-surveillance du corps
Les sensations reviennent
L’évitement (autoroute, longs trajets, conduite seul(e)…)
👉 Ce cercle est fréquent, connu… et réversible.
Ce que tu peux déjà comprendre (et qui change beaucoup de choses)
La chose la plus importante à intégrer est celle-ci :
👉 Tu ne perds pas le contrôle.
👉 Tu ne vas pas t’évanouir.
👉 Tu ne risques pas de “devenir fou/folle”.
Plus tu comprends ce qui se passe dans ton corps, plus l’intensité des crises peut diminuer.
La peur diminue quand le corps se sent en sécurité.
Pourquoi la sophrologie est particulièrement adaptée à la peur de conduire
La sophrologie agit là où tout se joue :
le système nerveux
la respiration
la relation aux sensations corporelles
le sentiment de sécurité intérieure
Elle permet d’apprendre à :
reconnaître les signaux sans paniquer
apaiser le corps avant que la crise ne monte
reprendre confiance progressivement
sortir du cercle peur → peur de la peur

Et si je te disais que je suis passée par là ?
Si je t’en parle aujourd’hui avec autant de justesse, ce n’est pas par hasard.
Il y a plusieurs années, j’ai moi-même vécu cette peur de conduire, ces sensations de malaise qui m'est tombée dessus du jour au lendemain alors que j'adorais conduire, cette angoisse soudaine au volant.Je sais ce que cela fait de douter de son corps, de se sentir incompris(e), et de se demander si l’on va « s’en sortir ». Ca a commencé sur la voie rapide et puis ca s'est étendue à toutes les routes. Puis petit à petit j'ai repris confiance sur les petites routes, en ville, et pour finir, les voies rapides.
👉 Je m’en suis sortie. Et aujourd’hui, j’accompagne à mon tour les personnes qui vivent exactement ce que j’ai traversé.
Alors je ne vais pas te mentir, c'est un véritable travail à faire sur soi-même, ça n'est pas confortable car il faut se mettre en mouvement, apprendre petit à petit à maîtriser ses pensées, connaitre son fonctionnement physiologique. Ca demande de se dégager du temps pour passer à l'action.
Un accompagnement possible, même si conduire est devenu difficile
Lorsque la conduite est source d’angoisse, se déplacer pour consulter peut être compliqué. C’est pourquoi je propose un accompagnement en sophrologie (et outils complémentaires comme l’hypnose et l’EFT si besoin), y compris en visioconférence.
Cela permet :
de ne pas avoir à conduire pour commencer
de travailler dans un environnement rassurant
d’avancer progressivement, à ton rythme
Conclusion
Les crises d’angoisse en voiture, les vertiges ou le cœur qui s’emballe sont des signaux, pas des dangers. Ils indiquent que ton système nerveux est en surcharge, pas que tu es en train de perdre le contrôle.
Avec une compréhension juste, des outils adaptés et un accompagnement bienveillant, il est possible de retrouver de la confiance au volant. Je le sais, parce que je suis passée par là.




Commentaires